CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Les changements climatiques affectent toutes les sociétés à travers le monde. Les capacités d’adaptation et les pratiques de résilience mises en place par les populations pour atténuer ses effets varient selon les contextes et les spécificités des territoires.
xxxxxxxx La Côte d’Ivoire figure parmi les pays les plus exposés aux impacts des changements climatiques, se classant 140e sur 181 en termes de vulnérabilité climatique xxxxxxxx. Cette vulnérabilité se traduit par des conséquences majeures sur sa biodiversité, ses écosystèmes naturels, ainsi que sur sa production agricole. Le secteur agricole constitue la pierre angulaire de l’économie ivoirienne. L’agriculture occupe plus de 60 % de la population active, génère environ 22 % du PIB depuis 2012 et demeure la principale source de revenus et d’emplois pour les ménages ruraux xxxxxxxx . Dans ce contexte, les populations les plus vulnérables, notamment les femmes rurales, sont particulièrement affectées. On estime aujourd’hui qu’environ 5 millions de personnes, soit près de 20 % de la population ivoirienne, sont en situation d’insécurité alimentaire du fait des effets du changement climatique, une majorité d’entre elles étant des femmes vivant en milieu rural xxxxxxxx . Face à ces défis, la culture du manioc apparaît comme une alternative stratégique et résiliente. Cette culture, largement consommée sur le territoire, présente un forte capacité d’adaptation aux conditions climatiques extrêmes grâce à sa résistance à la chaleur, à la sécheresse et aux sols pauvres ou salins. De plus, la transformation et la commercialisation des produits dérivés du manioc constituent un important levier économique, en particulier pour les femmes qui interviennent activement à toutes les étapes de la chaîne de valeur. xxxxxxxx C’est dans cette perspective que Développement international Desjardins (DID), avec l’appui financier d’Affaires mondiales Canada, accompagne depuis 2024 les femmes productrices de manioc de la région de Gbêkê, en Côte d’Ivoire.